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Alertes en marque blanche : ce qu’attend un client d’agence web

Le client ne doit pas recevoir l’e-mail technique brut. Rédigez le message d’agence : objet, URL, code HTTP et heure du prochain point.

Une alerte en marque blanche est l’e-mail que le client lit, pas celui que l’outil vous envoie. L’alerte interne de SiteGarde contient l’URL, le code HTTP, l’état précédent, le nouvel état et un lien vers le moniteur. Ce message reste dans l’agence. Le client reçoit un second e-mail, parti de votre domaine, qui dit ce qui est constaté et quand vous redonnez des nouvelles.

Ce que le client peut faire avec le message

Il doit pouvoir, sans vous appeler, répondre à trois questions : quel site, depuis quand, est-ce que vous êtes déjà dessus. S’il doit ouvrir une pièce jointe, deviner le nom du site dans une URL longue, ou cliquer un lien qui lui demande un compte qu’il n’a pas, le message a raté son rôle.

Décidez à l’avance qui est destinataire. En général : une adresse nominative chez le client (pas info@ seulement) et une copie à la boîte d’astreinte de l’agence. Le client n’est pas en copie de toutes les alertes internes. Une page brochure qui renvoie 404 à 2 h du matin ne justifie pas de le réveiller. Le critère de réveil se fixe dans la fiche du compte, avant le premier incident.

Le message d’incident

Gardez un modèle, et remplissez-le avec les valeurs du contrôle, pas avec une phrase inventée.

ChampExempleRôle
ObjetNom du site — indisponible — HTTP 502Reconnaissable sur un écran verrouillé
Constathttps://example.com/ répond 502 depuis 06:14 (heure de Paris)Fait vérifiable
PérimètreAccueil et page devis, pas le blogÉvite la panique hors sujet
Action en coursTicket ouvert chez l’hébergeur, référence H-18442Prouve que quelqu’un agit
Prochain pointNouveau message avant 06:45, même sans changementPose une heure, pas dès que possible

Le code HTTP vient du contrôle, pas d’une impression. Un délai de connexion sans réponse n’est pas un 500 : écrivez délai dépassé, aucune réponse HTTP. Un 503 posé par vous pendant une mise à jour ne part pas avec le modèle d’incident, il part avec le modèle de maintenance, avant le créneau.

Envoyer depuis le domaine de l’agence

  1. Créez une boîte ou un alias alerte@ sur le domaine de l’agence.
  2. Vérifiez que le SPF du domaine autorise le serveur qui envoie réellement (la boîte, ou l’outil de messagerie transactionnelle que vous utilisez).
  3. Signez avec DKIM. Sans signature, le message d’un incident à 6 h finit dans les courriers indésirables, et le client dira qu’il n’a pas été prévenu.
  4. Mettez en Reply-To une adresse lue par la personne d’astreinte, pas une no-reply.
  5. Envoyez un essai à votre propre adresse et à celle du client le jour de l’ouverture du compte. Demandez-lui de confirmer qu’il l’a vu hors des indésirables.

Le nom de l’outil, le score sur 100 et le lien d’interface ne figurent pas dans ce message. Le client n’a pas à savoir quel logiciel a sonné. Il a à savoir que l’agence a constaté un 502 et qu’elle a un ticket.

Le retour à la normale

Le second modèle est plus court. Objet : Nom du site — rétabli — HTTP 200. Corps : heure de début, heure de fin, code actuel, ce que vous avez fait en une phrase (relance PHP-FPM, retour arrière d’une extension, bascule DNS). Ajoutez si le contenu a été modifié ou non. Un client qui a publié un article pendant la panne veut savoir si vous avez restauré une sauvegarde par-dessus.

N’envoyez pas le retour à la normale tant que vous n’avez pas rejoué la requête vous-même, depuis un réseau autre que le serveur. Un cache local peut vous montrer un 200 que le visiteur n’a pas.

Ce que vous ne transférez pas

Le transfert brut de l’alerte interne montre un expéditeur que le client ne connaît pas, un vocabulaire (score, niveau critical) qui n’est pas dans votre contrat, et parfois l’URL d’un autre site si vous avez mal filtré les destinataires. Sur une agence qui gère plusieurs comptes dans le même outil, une erreur de copie peut envoyer au client A le nom du site du client B. Le modèle maison, rempli à la main ou par un script qui ne contient que les champs de ce client, coupe ce risque.

Rangez les deux modèles (incident et rétablissement) dans le dossier du client, à côté de la liste des destinataires et du critère de réveil. C’est le livrable. Le jour de la panne, vous ne rédigez plus : vous remplissez l’heure, l’URL et le code. Le suivi multi-sites, lui, se prépare dans le guide monitoring pour agences. Si l’alerte interne doit aussi alimenter un canal d’équipe, réglez-le à part, comme décrit pour les webhooks d’alerte.

Questions fréquentes

Faut-il transférer au client l’e-mail d’alerte de l’outil ?

Non. Cet e-mail cite l’outil, un score et un lien d’interface que le client ne peut pas ouvrir. Vous en tirez l’URL, le code HTTP et l’heure, puis vous envoyez votre propre message.

Depuis quelle adresse envoyer l’alerte client ?

Depuis une boîte de votre domaine, par exemple alerte@votre-agence.fr, avec un Reply-To lu le week-end. Un expéditeur Gmail personnel atterrit souvent dans les indésirables et ne ressemble pas à un engagement.

Que mettre dans l’objet pour que le client reconnaisse l’incident ?

Le nom du site, le fait (indisponible ou rétabli) et le code HTTP. Exemple : Nom du site — indisponible — HTTP 502. Un objet du type Alerte site ne dit pas lequel des comptes est touché.

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