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Détecter une régression SEO chez un client avant qu’il ne s’en plaigne

Une régression SEO se voit dans Search Console : Pages, Inspection de l’URL, robots.txt et canonique, comparés à l’état d’avant la mise en ligne.

Une régression SEO technique, chez un client, est un changement mesurable entre avant et après une mise en ligne : des URL qui passent en noindex, un Disallow: / dans le robots.txt, une canonique qui pointe vers un autre hôte, ou des pages importantes qui répondent 404 ou 5xx. Le rapport Performance de Search Console, lui, mélange la technique et la demande. On ne commence pas par lui. On commence par Indexation, puis Pages, et par l’Inspection de l’URL.

Prendre la photo avant de déployer

Sans photo, vous débattez. Avant la mise en production, enregistrez quatre éléments dans le ticket de mise en ligne :

  1. Le fichier robots.txt (copier-coller, pas une capture floue).
  2. Le statut du sitemap dans Search Console : dernière lecture, nombre d’URL.
  3. L’Inspection de l’URL sur l’accueil, sur une page qui porte le chiffre d’affaires, et sur un contenu déjà indexé. Notez la canonique déclarée et celle retenue par Google.
  4. Le code HTTP de ces trois URL, et celui de leur variante http et www.

Cette photo tient en une page. Elle ne demande pas d’outil supplémentaire. Si la mise en ligne est déjà passée et que la photo n’existe pas, faites-la maintenant : elle servira de référence pour la fois suivante, pas pour réécrire l’historique.

Lire l’écart, pas la courbe des clics

Le lendemain, et de nouveau quelques jours après, rouvrez les mêmes quatre éléments. L’écart utile est binaire ou presque.

Constat après mise en ligneLecture
Disallow: / ou noindex sur les URL témoinsLa préproduction a été copiée telle quelle. Retirez la consigne, puis redemandez l’exploration
Canonique déclarée vers un autre domaine ou vers httpLe réglage de l’extension SEO ou la balise du thème n’a pas suivi le domaine
Canonique retenue par Google différente de la déclaréeGoogle n’a pas suivi votre balise. Regardez les redirections et les doublons avant de forcer
Sitemap qui liste encore l’ancien hôteLe sitemap n’a pas été régénéré. Google continue de découvrir les mauvaises URL
Accueil en 200, page offre en 404Réécriture d’URL ou permutation de permaliens. Ce n’est pas un sujet de contenu
Forte hausse des explorées, actuellement non indexéesÀ surveiller, pas à traiter comme une panne le jour même
Chute des clics, indexation inchangéePas une régression technique tant que les URL témoins sont identiques

Le robots.txt se relit ligne à ligne. Un Disallow ajouté pour bloquer un dossier de test bloque parfois tout un répertoire de pages indexées. Les cas classiques sont regroupés dans robots.txt : configuration et pièges.

L’Inspection de l’URL, trois fois les mêmes adresses

Collez l’URL témoin dans la barre d’inspection. Vous voulez savoir si la page est indexée, quelle canonique Google a choisie, et si le robots.txt bloque l’exploration. Si la page a changé aujourd’hui, demandez un test en direct : l’index, lui, peut encore montrer l’ancienne version. Les deux informations figurent dans l’outil. Les confondre mène à dire au client que Google n’a pas pris la mise à jour alors que le test en direct la voit déjà, ou l’inverse.

Une canonique inattendue se corrige dans le HTML ou dans l’extension SEO, puis se revérifie. Tant que la page déclarée en canonique redirige elle-même ailleurs, Google doit choisir. Ce n’est pas un délai de patience : c’est une balise fausse.

Un 404 sur une URL qui existait la veille se traite comme une redirection ou une erreur de modèle, pas comme une occasion de soumettre dix fois la même URL. La différence entre un vrai 404 et une page introuvable qui répond 200 est le sujet des soft 404.

La fiche avant / après

Le livrable tient sur la photo d’avant et la photo d’après, plus une phrase : régression confirmée (quoi, depuis quelle mise en ligne), ou pas de régression technique sur les URL témoins. Vous pouvez joindre le rapport Performance en annexe, avec la période comparée, à condition de ne pas l’intituler chute technique si l’indexation est stable.

Search Console ne voit pas une erreur 500 de vingt minutes si elle n’a pas exploré à ce moment-là. Un client peut donc avoir un site tombé cette nuit et un rapport Pages inchangé. Les deux constats sont vrais. La façon de les tenir ensemble est expliquée dans monitoring ou Search Console. La fiche SEO, elle, ne se transforme pas en journal de disponibilité : elle dit si le site que Google explore est encore celui que vous avez mis en ligne.

Questions fréquentes

Une baisse de clics dans Performance est-elle une régression technique ?

Pas à elle seule. La saison, une requête en moins, ou un extrait modifié changent les clics. Croisez avec l’indexation : une chute des URL indexées ou une canonique qui a changé est technique. Une courbe de clics isolée ne l’est pas.

Combien de temps après une mise en ligne peut-on conclure ?

Le robots.txt et le code HTTP se vérifient le jour même. L’effet dans le rapport Pages de Search Console se lit sur plusieurs jours. Notez les deux dates. Ne déclarez pas une indexation réparée le soir du déploiement.

Que comparer si personne n’a gardé l’état d’avant ?

L’Inspection de l’URL et la copie du robots.txt d’aujourd’hui deviennent la référence. Vous ne reconstituez pas un chiffre de clics. Vous empêchez la prochaine mise en ligne de repartir sans photo.

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