Le renouvellement d’un domaine client se gère dans un registre, pas dans la mémoire du chef de projet. Chaque ligne porte le nom de domaine, le registrar (le compte qui peut payer et déverrouiller), la date d’expiration affichée dans ce compte, si le renouvellement automatique est actif, le moyen de paiement, et l’endroit où est hébergée la zone DNS. La date se confirme dans le panneau du registrar. Le WHOIS ou le RDAP sert à vérifier que vous regardez le bon registrar, pas à remplacer la facture.
Une ligne par domaine
| Colonne | Où la lire | Erreur fréquente |
|---|---|---|
| Registrar | Compte qui reçoit la facture | Croire que l’hébergeur du site est le registrar |
| Expiration | Liste des domaines du registrar | Copier une date de devis, plus ancienne que le panneau |
| Auto-renouvellement | Case du registrar, plus reçu du dernier prélèvement | Case cochée, carte bancaire expirée |
| DNS | Nameservers (souvent ns1 d’un autre prestataire) | Modifier la zone au mauvais endroit |
| Verrou | Statut clientTransferProhibited, ou équivalent affiché | Laisser le domaine transférable sans raison |
| Titulaire | Nom et e-mail du propriétaire | E-mail d’un ancien salarié, qui rate les rappels |
| Certificat | Date du certificat TLS du site | La traiter comme la date du domaine |
Le DNS et le registrar se séparent souvent : le nom est chez un bureau d’enregistrement, les enregistrements A et MX sont chez l’hébergeur ou un service DNS. Renouveler l’un ne prolonge pas l’autre. Un site qui ne résout plus alors que le domaine est payé est en général un problème de zone ou de nameservers, traité à part dans domaine qui ne résout plus.
Trois relectures, pas un rappel unique
- À J-30 : ouvrez la ligne, vérifiez que l’auto-renouvellement est actif et que le paiement du cycle précédent est bien passé. Si le domaine est en renouvellement manuel, envoyez la facture ou le lien de paiement au titulaire maintenant, pas à J-3.
- À J-14 : confirmez que le titulaire a payé, ou que le prélèvement est planifié. Mettez à jour l’e-mail du titulaire s’il a changé. Les messages du registrar partent à cet e-mail, pas à l’agence, sauf si le compte est au nom de l’agence.
- À J-7 : ouvrez de nouveau le panneau. Une case cochée ne prouve pas le débit. Vous voulez un statut renouvelé ou une date d’expiration repoussée d’un an.
- Le jour où la date affichée a avancé, notez la nouvelle expiration dans le registre. Sans cette mise à jour, le prochain J-30 partira de la mauvaise année.
Le calendrier de l’agence est une vue de ce registre, triée par date. Il ne vit pas dans un second tableau que personne ne réconcilie. Anticiper les échéances, côté méthode, rejoint renouveler les domaines : ici le livrable est la ligne tenue par client, avec le nom du compte registrar.
Verrou, transfert, code d’autorisation
Tant que le client ne vous a pas demandé un transfert, le domaine reste verrouillé. Le code d’autorisation (code EPP, parfois appelé authinfo) ne s’envoie pas par e-mail pour le dossier. Vous le générez le jour du transfert, vous le transmettez par un canal convenu, et le registrar le fait expirer. Un transfert raté proche de l’expiration est le pire moment : vous pouvez perdre le délai de renouvellement pendant que les deux registrars se renvoient le nom. Renouvelez d’abord, transférez ensuite, sauf consigne écrite du registrar qui dirait l’inverse pour cette extension.
Si le contrat dit que l’agence est titulaire le temps du projet , prévoyez la sortie : à la fin de la mission, le titulaire redevient le client, avant que vous coupiez les accès. Un domaine au nom de l’agence dont plus personne ne paie la carte est un oubli de registre, pas un oubli du client.
Après l’expiration, on lit le panneau
Les délais ne sont pas les mêmes pour un.fr (règles AFNIC) et pour un gTLD (période de grâce, puis rédemption payante, puis suppression, selon le registrar et l’ICANN). N’annoncez pas au client un nombre de jours récité de mémoire. Ouvrez le registrar, lisez le statut (actif, expiré, rédemption), et dites ce qui est encore possible aujourd’hui : renouvellement simple, ou restauration avec surcoût, ou plus rien. Le certificat TLS, lui, expire sur son propre calendrier, souvent quatre-vingt-dix jours pour un certificat automatisé. Il se surveille à part, comme dans surveiller le certificat SSL.
Le livrable est le registre à jour, relu aux trois dates. Une alerte d’outil ne remplace pas la colonne paiement vu. Le domaine peut être payé et le site pourtant injoignable, ou l’inverse : le site répond encore quelques jours sur d’anciens DNS alors que le nom est déjà expiré. Les deux colonnes existent pour ça.
