Un rapport SEO technique convaincant montre des faits que le client peut rouvrir dans Search Console, pas une note globale. La première page tient en quatre blocs, toujours dans le même ordre : indexation (rapport Pages), trois URL passées à l’Inspection de l’URL, Signaux Web essentiels (LCP, INP, CLS), puis robots.txt et sitemap. Le reste est une annexe. Si vous inversez l’ordre pour commencer par les clics, la réunion parle de saisonnalité et jamais du noindex.
Bloc 1 — ce que Google a indexé
Ouvrez Indexation, puis Pages. Notez le nombre d’URL indexées et les raisons d’exclusion les plus nombreuses, avec l’effectif. Comparez au rapport précédent, pas à un objectif rond. Une hausse des URL exclues par une balise noindex après une mise en ligne est le titre du mois. Une stabilité se dit en une ligne, et vous passez au bloc suivant. Vous n’expliquez pas toute la taxonomie des exclusions si trois lignes portent l’écart.
Citez la propriété Search Console utilisée (le bon hôte, en https). Un rapport tiré de la propriété http ou de la préproduction n’est pas le rapport du site. Si vous n’avez pas l’accès, le bloc le dit, et la première action est l’invitation, pas une estimation.
Bloc 2 — trois URL, pas un échantillon flottant
Les mêmes trois adresses chaque mois : accueil, page qui porte la demande, contenu déjà connu. Pour chacune, l’Inspection de l’URL donne : page indexée ou non, canonique déclarée, canonique retenue par Google, blocage éventuel par le robots.txt. Présentez-les en tableau, pas en captures pleine page.
| URL témoin | Indexée | Canonique déclarée | Canonique retenue |
|---|---|---|---|
| Accueil | oui ou non | URL | URL ou écart |
| Page de demande | oui ou non | URL | URL ou écart |
| Contenu ancien | oui ou non | URL | URL ou écart |
Un écart entre les deux canoniques est une ligne d’action. Une page non indexée qui doit l’être aussi. Vous n’ajoutez pas dix URL pour faire sérieux : vous perdez la comparaison d’un mois sur l’autre.
Bloc 3 — Signaux Web essentiels
Dans le rapport Signaux Web essentiels, relevez l’état mobile. Les trois indicateurs sont le LCP, l’INP et le CLS. Les seuils de l’état Bon sont 2,5 secondes pour le LCP, 200 millisecondes pour l’INP, 0,1 pour le CLS. Ne citez pas le FID : il n’est plus dans ce rapport. Ne transformez pas un test lancé sur votre poste en substitut du rapport, qui agrège de vraies visites.
Si le rapport n’a pas assez de données, écrivez-le. Inventer un état Bon parce qu’un outil tiers affiche un score vert est le genre de ligne que le client vérifiera, ou que le mois suivant contredira. Le cadre de lecture dans le temps est celui des Core Web Vitals.
Bloc 4 — robots.txt et sitemap
Collez les lignes utiles du robots.txt, pas le fichier entier s’il est long : les Disallow, les Allow qui les nuancent, la ligne Sitemap. Dites si ce fichier a changé depuis le mois dernier. Dans Indexation, puis Sitemaps, notez la date de dernière lecture et le statut. Un sitemap en erreur est une action, pas une note de bas de page.
Les erreurs de fichier qui bloquent plus que prévu sont regroupées dans robots.txt : configuration et pièges. Si des pages renvoient 200 avec un contenu introuvable , signalez-les à part : ce sont des soft 404, pas des lignes du robots.txt. Le traitement est dans corriger un soft 404.
La page que le client lit
Sous les quatre blocs, trois actions maximum, chacune avec un responsable et une date. Pas une liste de quarante optimisations. Ce qui n’est pas une action ce mois-ci n’est pas dans le rapport, ou alors en annexe marquée non retenu ce mois-ci.
Search Console et une sonde de disponibilité ne disent pas la même chose. Ne glissez pas un taux de uptime dans ce rapport sans le définir. Si le client veut les deux, ce sont deux documents. La frontière est rappelée dans monitoring ou Search Console.
Le livrable est cette page, archivée au même endroit que celle du mois précédent. Le mois d’après commence par les trois actions : faites, pas faites, ou devenues sans objet parce que l’Inspection de l’URL ne montre plus l’écart.
