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Contrôler les sauvegardes des clients sans se fier aux apparences

Contrôlez date, taille non nulle, copie hors du serveur et essai de restauration jusqu’à la connexion. Le mail de succès ne prouve pas la sauvegarde.

Contrôler une sauvegarde client, c’est vérifier quatre choses, dans cet ordre : elle a une date récente, sa taille n’est pas nulle ni ridiculement plus petite que la fois d’avant, elle n’est pas uniquement sur le disque du site, et quelqu’un l’a déjà restaurée jusqu’à obtenir une page WordPress identifiable. L’e-mail sauvegarde réussie de l’extension ou de l’hébergeur ne couvre que le premier point, et encore, seulement si vous l’ouvrez.

Lire un jeu de sauvegarde

ContrôleConformeÀ traiter tout de suite
DateDans la fréquence promise (la nuit dernière si c’est quotidien)Fichier plus vieux que la fréquence, ou absent
ContenuArchive des fichiers plus un export de base, ou snapshot qui inclut les deuxFichiers seuls, ou base seule, si vous avez promis les deux
TailleDu même ordre que la précédente0 octet, ou chute brutale sans suppression de médias connue
EmplacementUne copie hors de la machine du siteUn seul dossier backups dans le même compte, même disque
RestaurationDéjà faite ce trimestre, avec la date dans le registreJamais faite, ou dernière date inconnue

La taille se compare à la ligne précédente du registre, pas à une intuition. Un site dont on a retiré une galerie peut légitimement baisser. La baisse se note. Une baisse sans explication se traite comme un export de base échoué, fréquent quand le dump s’arrête au milieu sans que l’e-mail le dise clairement.

L’essai de restauration

  1. Choisissez une sauvegarde datée. Notez son identifiant dans le registre avant de commencer.
  2. Restaurez-la sur une copie ou une base vide, jamais par-dessus la production. Si l’hébergeur ne permet qu’un remplacement, vous n’êtes pas en train de tester : vous êtes en train de changer le site. Arrêtez et demandez un autre environnement.
  3. Pointez un fichier hosts ou une URL de copie vers cette restauration. Ouvrez l’accueil et wp-login.php.
  4. Connectez-vous avec un compte de test, ou vérifiez qu’un contenu publié avant la date de sauvegarde est là. Un accueil sans feuille de style peut vouloir dire que les fichiers n’ont pas suivi la base.
  5. Notez : date de la sauvegarde, date de l’essai, réussite ou point bloquant, nom de la personne. Effacez la copie si elle ne doit pas rester en ligne. Une copie de restauration laissée en 200 public est un second site, souvent sans mot de passe.

Le pas à pas côté WordPress, extension par extension ou outil d’hébergeur, se complète avec vérifier une sauvegarde WordPress. L’essai lui-même, y compris ce qu’il faut observer après import, est développé dans tester une sauvegarde.

Le registre

Une ligne par site : fréquence promise, emplacement de la copie externe, dernière archive (date et taille), dernier essai de restauration (date et résultat). La ligne se met à jour le jour du contrôle, pas en fin de mois de mémoire. Si vous tenez vingt sites, le registre est le seul endroit où un site sans essai depuis un an se voit. La boîte mail, elle, montre les succès et cache les absences : un site qui ne sauvegarde plus n’envoie plus d’e-mail.

Quand l’essai échoue, le registre ne dit pas à revoir. Il dit le point bloquant : archive illisible, base qui refuse l’import, URL encore en dur vers la production, identifiants inconnus. Le prochain créneau sert à ce point-là, pas à refaire un essai identique en espérant.

Une restauration réelle, le jour d’un incident, utilise une sauvegarde d’avant la casse. Si vous n’avez testé que des archives déjà infectées ou déjà cassées, le test était conforme et inutile. Croisez la date avec le début de l’incident. Les fichiers modifiés juste avant la panne se lisent comme dans fichiers WordPress modifiés sans raison : la sauvegarde d’après cette modification copie parfois le problème.

Le livrable est le registre, avec des essais datés. Une case sauvegardes OK dans un rapport mensuel, sans date d’essai, est une apparence. Le client peut la lire. Elle ne restaurera rien.

Questions fréquentes

Un e-mail de succès prouve-t-il que la sauvegarde est bonne ?

Il prouve que la tâche s’est terminée sans erreur déclarée. Il ne prouve pas que l’archive contient la base, que la taille est plausible, ni qu’elle se restaure. Ouvrez l’archive, ou restaurez-la sur une copie.

À quelle fréquence restaurer pour de vrai ?

Au moins une fois par trimestre et par site critique, sur une copie, jusqu’à voir la page de connexion et un contenu reconnaissable. Les autres semaines, contrôlez la date et la taille. Un essai jamais fait laisse la surprise au jour de l’incident.

La sauvegarde de l’hébergeur sur le même disque suffit-elle ?

Non, pas seule. Elle disparaît avec le disque ou le compte. Il faut une copie ailleurs : autre stockage de l’hébergeur prévu pour ça, ou un dépôt que vous tenez. Écrivez où elle est dans le registre.

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