Un tableau de bord multi-sites tient en une ligne par site de production. Les colonnes disent l’état maintenant et le dernier incident, pas l’activité marketing. La ligne de l’accueil porte le code HTTP attendu, le code constaté, le nombre de jours avant l’expiration du certificat, l’hébergeur, et la date du dernier incident. SiteGarde peut alimenter l’état HTTP de ces URL. Le tableau, lui, est la vue du lundi : ce que quelqu’un va traiter, dans quel ordre.
Les colonnes, et rien de plus
| Colonne | Exemple de lecture | Décision |
|---|---|---|
| Client et URL d’accueil | example.com | Ouvrir la fiche, pas chercher de quel site il s’agit |
| Code constaté | 200, ou 502 | 502 : incident. 200 : on passe |
| Mot attendu | présent ou absent | Absent avec un 200 : page parquée ou erreur HTML, traité comme une panne |
| Certificat | jours restants | Sous 21 jours : file de la semaine, pas une alerte de nuit |
| Hébergeur | nom du compte | Même heure, même hébergeur, plusieurs lignes : un seul incident |
| Dernier incident | date et durée | Répété cette semaine : sujet de fond, pas seulement un acquittement |
| Ticket ouvert | numéro ou vide | Évite que deux personnes prennent la même ligne |
Le staging n’a pas de ligne ici. Son 401 ferait croire à une panne ou, si vous attendez un 401, à un succès incompréhensible pour qui ne lit que cette vue. Il reste dans son propre projet.
Grouper par hébergeur
Triez par hébergeur avant de trier par client. Le matin où six lignes du même hébergeur passent en 502 à la même minute, vous n’ouvrez pas six chantiers. Vous ouvrez un incident, vous listez les six URL, et une personne écrit au support. Les lignes d’un autre hébergeur qui restent en 200 confirment que ce n’est pas Internet en général.
Gardez le nom de l’hébergeur à jour quand un client déménage. Une colonne fausse regroupe mal, et vous cherchez la panne au mauvais endroit. Le nom vient du registre des accès, pas d’un souvenir.
Ce qui n’a pas sa place
Une colonne de positions moyennes, une colonne de chiffre d’affaires, une pastille de score sur 100 sans dire de quel contrôle il s’agit. Ces chiffres ont d’autres rendez-vous. Sur le tableau d’exploitation, ils poussent à discuter un indicateur pendant qu’une ligne est en 504. Si vous tenez à un indicateur de fraîcheur, préférez l’heure du dernier contrôle réussi : une ligne qui n’a pas été vue depuis plus longtemps que la fréquence prévue est une sonde en panne, pas un site sain.
Le certificat se lit en jours, pas en bientôt. En dessous du seuil écrit (21 jours, par exemple), la ligne change de file. Le détail du suivi de certificat est dans surveiller le certificat SSL. Vous n’attendez pas l’expiration pour découvrir que le renouvellement automatique a échoué.
La revue du lundi
Quinze minutes. Une personne affiche le tableau. Elle ne commente que les lignes qui ne sont pas conformes, plus les certificats sous le seuil, plus les incidents répétés de la semaine. Chaque ligne retenue a un nom et un ticket avant la fin de la revue. Les lignes conformes ne se racontent pas.
Le portefeuille se construit comme dans monitoring multi-clients : un projet par client, des noms explicites. Le tableau n’en est que la projection. S’il faut exporter vers un tableur pour voir l’hébergeur, ajoutez la colonne à la source plutôt que de tenir un second fichier, qui sera faux dès le prochain déménagement.
Le livrable est cette vue, ouverte le lundi, pas un rapport PDF mensuel qui la résume. Le PDF peut exister pour le client. L’agence, elle, travaille sur les lignes encore rouges. Une vue que personne n’ouvre a le même effet qu’une boîte d’alertes sans destinataire.
