Un rapport d’uptime lisible commence par la formule, pas par le pourcentage. Sur la période choisie, disponibilité = (minutes de la période − minutes d’indisponibilité non exclue) / minutes de la période. L’indisponibilité est le temps pendant lequel une URL de l’annexe ne répond pas comme convenu, mesuré par des contrôles externes. SiteGarde fournit ces contrôles et l’historique des changements d’état. Le pourcentage seul, sans la liste des intervalles, ne permet pas au client de reconnaître la panne qu’il a vécue.
La définition, en tête de page
Écrivez quatre lignes avant tout chiffre.
- La période : du premier au dernier jour du mois, fuseau Europe/Paris, ou la période du contrat.
- Les URL : celles de l’annexe, pas tout le sitemap. Si plusieurs URL sont suivies, dites si le site est compté indisponible dès que l’une d’elles échoue, ou seulement l’accueil. Ce choix change le résultat. Il se fixe au départ et ne change pas en cours de mois.
- Le code conforme : 200, et les 301 prévus vers la canonique. Un 500, un 502, un 503 hors maintenance, un 504, ou l’absence de réponse, comptent comme indisponibles.
- L’intervalle de contrôle. Vous ne pouvez pas afficher une précision à la seconde si vous interrogez toutes les cinq minutes. La durée d’un incident est alors bornée par les contrôles, et le rapport le dit.
Sur une base de 30 jours, la période fait 43 200 minutes. Une heure d’indisponibilité représente 60 / 43 200, soit environ 0,14 point de pourcentage. Vous n’avez pas besoin d’un outil pour cette division. Vous avez besoin que le numérateur soit la somme des incidents listés, pas un arrondi choisi à la fin.
Les minutes que vous avez le droit de retirer
Seulement celles écrites au contrat : fenêtre de maintenance annoncée à l’avance, avec début et fin réels. Notez-les dans un tableau séparé, pas dans les incidents. Un 503 posé par vous dans cette fenêtre n’abaisse pas le pourcentage. Le même 503 en dehors de la fenêtre l’abaisse. Si le contrat ne prévoit pas d’exclusion, vous n’en inventez pas après coup parce que la mise à jour a débordé.
N’excluez pas le temps de réaction de l’hébergeur si le contrat ne le dit pas. Le client a vu le site down. Le rapport décrit ce qu’il a vu. La responsabilité, c’est une autre phrase, dans le compte-rendu, pas dans la formule.
La liste, puis le chiffre
| Début | Fin | URL | Code | Minutes | Exclu ? |
|---|---|---|---|---|---|
| 12 mars 06:14 | 12 mars 06:41 | accueil | 502 | 27 | non |
| 12 mars 09:00 | 12 mars 09:20 | accueil | 503 | 20 | oui, fenêtre annoncée |
Le pourcentage se calcule à partir des lignes non exclues. Dans l’exemple, 27 minutes sur 43 200. Affichez une décimale, pas cinq. Sous le tableau, une phrase par incident : cause établie ou non, geste effectué. Pas un roman. S’il n’y a eu aucun incident, le tableau a une ligne aucun et le pourcentage est 100 % sur la base de cet intervalle de contrôle. Dire 100 % sans rappeler l’intervalle laisse croire que vous avez vu chaque seconde.
Le mode de calcul détaillé, y compris les mois de 28 ou 31 jours, est celui de calculer le taux de disponibilité. Pour montrer au client comment un contrôle externe voit l’URL, le pas à pas est dans tester la disponibilité.
Ce que le rapport ne fait pas
Il ne mélange pas la lenteur et la panne, sauf si le contrat a défini un temps de réponse au-delà duquel la minute compte. Sans seuil écrit, un site lent mais en 200 reste disponible dans ce rapport, et vous le dites. Il ne reprend pas les positions SEO. Il ne transforme pas une maintenance oubliée en incident hébergeur.
Le livrable est cette page mensuelle, avec la formule, le tableau et le pourcentage au même endroit. Archivez-la. Le mois suivant, vous ne changez pas la définition pour améliorer le chiffre. Si la définition était mauvaise, vous la corrigez pour l’avenir et vous laissez les anciens rapports tels quels.
