Le taux de disponibilité est une division : minutes (ou secondes) où le contrôle a réussi, divisées par les minutes réellement contrôlées. On l’écrit en pourcentage. Il ne se devine pas depuis une impression de « site lent », et une moyenne mensuelle sans la liste des coupures ne dit pas si la panne a duré une fois quarante minutes ou dix fois quatre minutes.
La formule, sur une base explicite
Taux = (temps couvert − temps en échec) / temps couvert.
Fixez la base par écrit. Trente jours font 30 × 24 × 60 = 43 200 minutes. Sur cette base :
| Taux annoncé | Part d’échec | Minutes d’échec sur 30 jours |
|---|---|---|
| 99 % | 1 % | 432 min, soit 7 h 12 |
| 99,9 % | 0,1 % | 43,2 min |
| 99,99 % | 0,01 % | 4,3 min |
Une année de 365 jours fait 525 600 minutes. 99,9 % y autorise 526 minutes d’échec, soit un peu moins de 9 heures, pas 43 minutes. Annoncer « 99,9 % » sans dire si la fenêtre est le mois ou l’année change le contrat. Le repère mois par mois est détaillé dans Viser 99,9 % de disponibilité.
N’arrondissez pas un mois incomplet comme un mois plein. Si la mesure a commencé le 10, le dénominateur est le temps depuis le 10, pas 43 200 minutes.
Ce qui compte comme un échec
Définissez l’échec avant de calculer, sinon le pourcentage se discute à chaque incident.
- Code HTTP hors de la liste acceptée (en général 200, parfois 204 ou 301 attendue). Un 500, un 502, un 503 non prévu, un timeout : échec.
- Durée : chaque contrôle échoué représente l’intervalle jusqu’au contrôle suivant, sauf si vous mesurez en continu. Un contrôle toutes les 5 minutes qui échoue une fois compte 5 minutes, pas une seconde.
- Page qui répond 200 avec une page d’erreur dans le HTML, ou une connexion qui n’aboutit pas : échec si votre contrôle vérifie le code et un marqueur du contenu.
- Lenteur seule : à part, sauf si le contrat fixe un temps de réponse maximal au-delà duquel le contrôle est en échec.
Une maintenance prévue ne sort du calcul que si la règle l’autorise et que la fenêtre était annoncée (début, fin). Une page de travaux posée sans fenêtre reste une indisponibilité. Les contrôles eux-mêmes se posent comme dans Tester la disponibilité d’un site : depuis l’extérieur, sur les URL qui comptent, pas seulement sur une adresse IP interne.
Ce que le pourcentage masque
43 minutes peuvent être une coupure d’affilée à 11 h, visible par toute l’audience, ou des échecs d’une minute répartis la nuit. Le même 99,9 % ne décrit pas le même préjudice. À côté du taux, donnez le nombre d’épisodes, l’heure de début, la durée, et l’URL en échec.
Un site peut être « disponible » sur la page d’accueil et en échec sur le paiement. Si vous ne contrôlez que l’accueil, le taux ne couvre pas la caisse. Calculez un taux par URL critique, puis dites lequel est contractuel.
Les échecs vus depuis une seule région peuvent venir du réseau de contrôle. Confirmez avec un second point de mesure avant d’ajouter les minutes au numérateur d’échec. À l’inverse, ne retirez pas un échec confirmé parce que l’hébergeur, lui, affichait un tableau vert : sa sonde n’est pas la vôtre.
Calculer le mois sans le réécrire
- Exportez les contrôles de la fenêtre (horodatage, URL, succès ou échec).
- Sommez la durée représentée par chaque échec confirmé.
- Divisez par la durée réellement couverte. Écrivez la base (« 30 jours = 43 200 min » ou la durée exacte).
- Listez les épisodes à part. Ne publiez pas le pourcentage seul.
- Si une maintenance est exclue, joignez la fenêtre annoncée. Sans preuve, les minutes restent.
SiteGarde calcule ce taux à partir des contrôles externes que vous avez posés. Le chiffre reste dépendant des URL choisies et de l’intervalle : un contrôle toutes les 15 minutes ne verra pas une coupure de 2 minutes de la même façon qu’un contrôle toutes les minutes. Indiquez l’intervalle à côté du pourcentage, sinon deux outils « à 99,9 % » ne parlent pas de la même mesure.
